Au moment de vous présenter mes voeux pour cette nouvelle année, j’ai un terrible aveu à vous faire… je ne nage pas dans le bonheur.

Mais en ces lendemains de fêtes de fin d’année, quand je consulte les réseaux sociaux, je me dis que je dois être la seule. Comparé à ce que je lis dans les journaux je me demande parfois si on parle de la même planète. Mes amis et autres followers vivent dans l’extase, sur une plage, à visiter une capitale lointaine, au milieu de leurs merveilleuses familles tellement harmonieuses, ou emménagent avec l’homme/femme de leur vie… Mais comment font-ils? Je veux le mode d’emploi. En revanche sur les familles dysfonctionnelles, les réveillons solitaires ou les vacances ratées rien! Tout le monde est HEU-REUX…. Et on s’étonne ensuite de l’augmentation des cas de dépression depuis l’émergence des réseaux sociaux. Une génération de « quand on se compare on se désole ».

En ce qui me concerne, et malgré un délicieux réveillon en famille et la présence de mon merveilleux garçon pendant toute la période des fêtes, rien que de penser à faire le bilan de mon année passée, je me cache sous un monceau de couvertures, roulée en petite boule et je chante la marche des schtroumpfs en me bouchant les oreilles. Lalala schtroumpf lala….

En quelques mots, il y a un peu plus d’un an, j’ai décidé de quitter le Québec que j’avais adopté depuis 14 ans. Je vous épargne les détails sur les raisons qui m’ont poussées à le faire mais disons que j’étais certaine que le bonheur était au coin d’une rue quelque part entre Paris et une certaine ville de province. Et malgré les suppliques de mon petit homme d’amour devenu grand qui n’aurait pas hésité à à faire le poirier en costume de lutin du Père Noël au milieu de la place Jacques Cartier un soir de pluie verglaçante pour me faire changer d’avis, ma décision était prise, je devais partir retrouver l’amour, ma mère et les fromages qui puent. Dans le désordre ma mère, check! Elle va bien et je m’efforce de prendre soin d’elle. Les fromages qui puent, check! Je cours toujours pour les éliminer. L’amour….. Lalala schtroumpf lala….

Je m’égare. Mais il faut dire que parfois la motivation fut difficile à retrouver même si elle n’était jamais très loin, et l’optimisme dont je me suis toujours vantée m’a bien aidée. Peut-être est-ce mon immense capacité à rêver ma vie qui me pousse à serrer les poings et à avancer envers et contre tout, arrivée à un âge ou bien des gens commencent à penser à la retraite, mais je continue de m’accrocher à mes rêves pour qu’ils deviennent un jour réalité, à toutes ces envies et ces idées que j’aurais voulu transformer en projets. «Ouais ben réveille chérie, le compteur tourne» vous entend-je dire en levant les yeux au ciel avec un soupçon de malice d’agacement voire de lassitude. Et bien sachez que cela ne m’a pas échappé et le temps de le dire ou de le penser je serai peut-être déjà en train de rédiger mes vœux pour 2018 en retard comme d’habitude. Alors mon propos, j’y arrive, est que plutôt que de souhaiter de l’amour, du boulot, du pognon et quelques bonnes résolutions, j’aimerais vous (nous) souhaiter simplement ceci : À l’heure où notre monde bascule souvent dans le drame et l’inhumanité, où l’on se demande si ce que l’on trouve dans nos assiettes, quand on a la chance d’en avoir une, ne va pas nous précipiter dans la tombe et si le grand méchant loup n’a pas encore soufflé le toit que l’on a sur la tête, ne nous mettons pas trop de pression, sachons nous faire une petite tape sur le dos de temps en temps pour reconnaitre nos efforts et nos qualités, sans complaisance, avec seulement un peu d’indulgence et une petite dose d’optimisme aussi, ça ne peut pas nuire.

Je vous souhaite à tous d’être en paix avec vous même et de trouver votre place dans ce monde de fou où la paix justement, est devenue pour beaucoup un très très vieux souvenir.

 

Bonne année

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